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Classement des aéroports de France en 2024 : le top 10 et au-delà

    Chaque année, je voyage pour aller chercher des inspirations culinaires, rencontrer des producteurs, découvrir de nouvelles tables. Et à chaque fois, la question se pose : par quel aéroport passer ? La France dispose d’un réseau aéroportuaire dense, mais tous les aéroports ne se valent pas en termes de destinations, de compagnies et de fréquences. Voici ce que tu dois savoir sur le classement des aéroports français :

    • Le top 10 officiel avec les chiffres de trafic 2024
    • Les plateformes qui dominent largement le reste
    • Les aéroports régionaux et d’Outre-mer dans le classement global
    • Les grandes tendances qui ont redessiné ce classement

    Les 10 aéroports français les plus fréquentés en 2024

    L’Union des Aéroports Français publie chaque année les statistiques officielles de trafic. En 2024, les aéroports de France métropolitaine ont accueilli 193,5 millions de passagers commerciaux, soit +4 % par rapport à 2023. Voici le classement officiel.

    RangAéroportPassagers 2024Évolution vs 2023
    1Paris-Charles de Gaulle70 290 260+4,3 %
    2Paris-Orly33 123 027+2,6 %
    3Nice Côte d’Azur14 763 753+4,0 %
    4Marseille Provence11 167 485+3,4 %
    5Lyon-Saint Exupéry10 463 678+4,7 %
    6Bâle-Mulhouse8 919 428+10,3 %
    7Toulouse-Blagnac7 844 953+0,5 %
    8Nantes Atlantique7 009 445+7,3 %
    9Bordeaux6 593 994+0,1 %
    10Paris-Beauvais6 557 505+16,3 %

    Paris-Charles de Gaulle, premier aéroport de France et d’Europe

    Avec 70,3 millions de passagers, CDG écrase le classement. C’est le deuxième aéroport européen derrière Londres-Heathrow et le hub central d’Air France. Il propose des liaisons vers 328 destinations dans 119 pays, ce qui en fait la porte d’entrée naturelle pour tous les vols long-courriers depuis la France. L’aéroport a même décroché le titre de meilleur aéroport d’Europe aux Skytrax Awards 2025 pour la quatrième fois consécutive.

    Paris-Orly, Beauvais : les trois plateformes parisiennes dans le classement

    Paris-Orly se classe deuxième avec 33,1 millions de passagers. Sa spécialité : les vols domestiques, les destinations Outre-mer et les liaisons européennes courte distance. C’est le point de départ privilégié pour rejoindre les Antilles, La Réunion ou les grandes villes françaises.

    Paris-Beauvais, lui, est l’outsider spectaculaire du classement. En 2024, il enregistre +16,3 % de trafic par rapport à 2023 et affiche une croissance de +64,6 % par rapport à son niveau de 2019. La raison : une spécialisation totale dans le low-cost, avec 99,95 % de ses passagers embarquant sur des compagnies à bas coûts, dont Ryanair qui y a établi une base.

    Nice, Marseille, Lyon, Toulouse : les grands régionaux

    Nice Côte d’Azur confirme sa place de premier aéroport régional de France avec 14,8 millions de passagers. Marseille Provence dépasse les 11 millions et affiche une belle progression de +10 % par rapport à 2019. Lyon-Saint Exupéry et ses 10,5 millions complètent un trio de régionaux qui ont tous franchi la barre des 10 millions.

    Toulouse-Blagnac est l’exception douloureuse du classement : septième avec 7,8 millions de passagers, il reste à -18,5 % par rapport à son niveau d’avant-Covid. En cause : la chute du trafic domestique, et notamment des liaisons radiales Paris-Toulouse très empruntées par les voyageurs d’affaires.

    Le classement complet des aéroports français au-delà du top 10

    Le réseau ne s’arrête pas aux dix premières plateformes. En France métropolitaine, 37 aéroports dépassent les 100 000 passagers annuels. Voici la suite du classement :

      1. Montpellier Méditerranée : 1 799 830 passagers
      1. Lille-Lesquin : 1 795 544 passagers
      1. Ajaccio-Napoléon Bonaparte : 1 605 212 passagers
      1. Bastia-Poretta : 1 490 617 passagers
      1. Strasbourg : 1 231 906 passagers (+21 % vs 2023)
      1. Brest Bretagne : 939 106 passagers
      1. Biarritz-Pays Basque : 917 541 passagers
      1. Figari-Sud Corse : 877 070 passagers

    Parmi les plateformes de taille moyenne, quelques trajectoires méritent l’attention. Strasbourg affiche une croissance de +21 % en un an. La Rochelle-Ile de Ré progresse de +19,2 % et dépasse désormais les 294 000 passagers. En sens inverse, Rennes (-13,9 %) et Pau (-22,3 %) accusent de sérieux reculs.

    Les aéroports d’Outre-mer : leur place dans le classement national

    Si on intègre les territoires ultramarins dans le classement global, le portrait change. La Réunion Roland-Garros, avec 2,7 millions de passagers, se place au 11e rang national toutes plateformes confondues. Guadeloupe Pôle Caraïbes (2,1 millions) et Martinique Aimé Césaire (1,9 million) suivent juste derrière. Tahiti Faa’a, en Polynésie française, affiche pour sa part 1,7 million de passagers avec une belle progression de +13,6 % par rapport à 2019.

    Le bémol vient de la Nouvelle-Calédonie, dont les aéroports ont subi une chute de -31 % en 2024 en raison de la crise politique et sociale qui a secoué le territoire au premier semestre. Globalement, les aéroports d’Outre-mer accusent encore un recul de 5,1 % par rapport à leur niveau d’avant-Covid.

    Quelles tendances expliquent ce classement en 2024 ?

    Ce classement n’est pas figé : il reflète des mutations profondes dans les habitudes de voyage des Français.

    Le low-cost domine : 44 % du trafic métropolitain

    En 2024, les compagnies low-cost transportent 85 millions de passagers sur les aéroports métropolitains, soit 44,1 % du trafic total. C’est 9 points de plus qu’en 2019. En comparaison, le trafic traditionnel reste en retrait de 17,2 % par rapport à cette même année de référence. Des aéroports comme Carcassonne (99,9 %), Béziers (99,6 %) ou Nîmes (99,4 %) sont devenus quasi exclusivement des plateformes low-cost.

    Trafic domestique en forte baisse, international en hausse

    La fracture entre trafic national et international s’est creusée en 2024. Le trafic international représente désormais 79 % des passagers de la France métropolitaine, contre 74 % en 2019. Le domestique, lui, s’effondre : -5 % par rapport à 2023 et surtout -24,8 % par rapport à 2019. Le dispositif 4-Flight, qui a entraîné l’annulation de plusieurs milliers de vols sur des liaisons comme Orly-Toulouse ou Orly-Nice, y est pour beaucoup.

    Résultat : la France accuse un retard par rapport à la moyenne européenne. Tandis que l’Union européenne dans son ensemble dépasse de +1,8 % son trafic de 2019, la France reste à -4 % de ce niveau. L’Espagne, le Portugal et l’Italie ont tous retrouvé et dépassé leur niveau d’avant-Covid, souvent à deux chiffres. La hausse prévue des taxes aériennes pour 2025 risque d’aggraver encore l’écart.

    FAQ

    Quels sont les 10 plus grands aéroports français ?

    Les dix aéroports les plus fréquentés de France en 2024 sont, dans l’ordre : Paris-Charles de Gaulle (70,3M), Paris-Orly (33,1M), Nice Côte d’Azur (14,8M), Marseille Provence (11,2M), Lyon-Saint Exupéry (10,5M), Bâle-Mulhouse (8,9M), Toulouse-Blagnac (7,8M), Nantes Atlantique (7,0M), Bordeaux (6,6M) et Paris-Beauvais (6,6M).

    Quel est l’aéroport le plus fréquenté de France hors Paris ?

    Nice Côte d’Azur est le premier aéroport régional de France avec 14 763 753 passagers en 2024. Il devance Marseille Provence (11,2 millions) et Lyon-Saint Exupéry (10,5 millions).

    Quels aéroports français ont dépassé leur niveau d’avant-Covid ?

    Seuls 26 % des aéroports métropolitains avaient retrouvé leur niveau de 2019 en 2024. Parmi les belles performances : Paris-Beauvais (+64,6 % vs 2019), Marseille Provence (+10 %), Nice Côte d’Azur (+1,9 %) et Paris-Orly (+4 %). À l’inverse, Toulouse-Blagnac (-18,5 %), Bordeaux (-14,4 %) et Lyon (-10,9 %) restent en recul.

    Quels sont les aéroports 100 % low-cost en France ?

    Quatre aéroports français ont un trafic low-cost supérieur à 99 % : Paris-Beauvais (99,95 %), Carcassonne Sud de France (99,9 %), Béziers-Cap d’Agde (99,6 %) et Nîmes Grande Provence (99,4 %). En 2024, 18 aéroports français dépassent la barre des 70 % de trafic low-cost, contre seulement 11 en 2019.

    Guillaume

    Je suis Guillaume, 42 ans, chef hôtelier-restaurateur passionné et propriétaire d’un établissement 3 étoiles situé dans un manoir historique du Limousin. Expert en cuisine et en hôtellerie, j’allie tradition et modernité pour offrir une expérience exceptionnelle à mes clients. Voyageur curieux, je partage mon savoir-faire et mes découvertes culinaires à travers ce blog, dans le but d’inspirer professionnels et amateurs passionnés par l’art de vivre à la française.